Base cale ses nœuds pour Beryl
La version v1.1.1 du logiciel de nœud Base donne aux opérateurs une échéance précise avant le hard fork Beryl du 25 juin.
Base a publié le 19 juin la version v1.1.1 de son logiciel de nœud, avec une consigne explicite pour les opérateurs du mainnet : mettre à jour avant le 25 juin à 18 h UTC afin de suivre le hard fork Beryl. Dans une blockchain, un hard fork est un changement de règles qui demande une coordination des nœuds. Le signal est donc moins spectaculaire qu’un lancement grand public, mais il est important : il fixe le moment où l’infrastructure de Base doit basculer vers une nouvelle version commune.
La note de version officielle indique deux ajouts principaux côté logiciel. base-reth-node reçoit le support de Beryl pour le mainnet, et base-consensus reçoit lui aussi ce support. Autrement dit, l’exécution des transactions et la partie consensus de la pile Base sont alignées sur la mise à jour. La release corrige aussi un cas précis dans Flashblocks, le mécanisme de Base destiné à accélérer la perception des transactions, où des transactions dépendant de BLOCKHASH pouvaient produire des résultats différents entre le traitement Flashblocks et le traitement canonique.
Le point concret, pour les équipes qui exploitent des nœuds, est l’échéance. Une mise à jour de ce type n’est pas seulement un confort de maintenance : elle conditionne la capacité à rester synchronisé avec le réseau après l’activation. Quand le code de consensus change, un nœud qui reste sur une version ancienne peut se retrouver incapable de suivre correctement la chaîne. Base précise aussi que, sur Sepolia, cette version est recommandée pour améliorer la stabilité de Flashblocks, ce qui montre que la préparation du mainnet s’appuie encore sur le réseau de test.
Pour l’écosystème Ethereum, cette annonce illustre le rythme désormais très opérationnel des couches 2. Les annonces les plus visibles portent souvent sur les applications, les frais ou les volumes. Ici, le sujet est plus bas niveau : versions de clients, calendrier d’activation, compatibilité du consensus, comportement des transactions rapides. C’est pourtant ce socle qui détermine si une L2 peut introduire de nouvelles fonctions sans fragiliser les services qui s’y connectent. Beryl devient donc un jalon d’infrastructure à surveiller jusqu’au 25 juin, surtout pour les opérateurs et les développeurs qui dépendent d’un accès Base fiable.