Ethereum prépare Glamsterdam pour rouvrir la capacité L1
La prochaine mise à niveau du réseau met l’accent sur les listes d’accès par bloc, l’ePBS et une hausse plus maîtrisée du gaz L1.
Ethereum.org a publié une mise au point destinée aux développeurs sur ce qui a changé dans l’écosystème depuis les grands cycles 2021-2023. Le passage le plus concret concerne la suite du calendrier réseau : la prochaine mise à niveau nommée est Glamsterdam, attendue au second semestre 2026, avec deux éléments mis en avant, les Block-level Access Lists et l’ePBS, pour « enshrined proposer-builder separation ». Le fait important n’est pas une promesse de produit, mais une direction de protocole : Ethereum veut rendre plus sûre une hausse de capacité de la couche principale, avec une limite de gaz qui pourrait aller des 60 millions actuels vers environ 200 millions.
Les Block-level Access Lists, ou BALs, peuvent se résumer simplement. Un bloc inclurait une carte des comptes et des zones de stockage qu’il touche. Les clients Ethereum pourraient alors préparer les données plus tôt et exécuter davantage de transactions en parallèle. Aujourd’hui, augmenter brutalement la limite de gaz risque de rendre les blocs plus lents à vérifier, donc plus lourds pour les nœuds. Les BALs cherchent à réduire ce risque en donnant aux logiciels d’exécution une meilleure visibilité avant de faire le travail. La capacité supplémentaire ne vient donc pas seulement d’un chiffre plus élevé, mais d’une manière plus ordonnée de traiter l’état.
L’autre élément, l’ePBS, est plus infrastructurel. La séparation proposer-builder existe déjà hors protocole : des acteurs spécialisés construisent souvent les blocs, tandis que les validateurs les proposent. L’inscrire dans le protocole vise à retirer une dépendance de confiance et à mieux encadrer cette organisation du marché des blocs. Pour une application, l’effet visible sera limité à court terme. Pour le réseau, l’enjeu est plus profond : si Ethereum augmente sa capacité L1, il doit aussi préserver une inclusion de transactions fiable et éviter que la construction des blocs ne repose sur des arrangements trop fragiles.
Ce que cela change pour les développeurs est assez net. Ethereum.org invite à ne plus concevoir les applications comme si chaque utilisateur devait être un compte classique ECDSA disposant déjà d’ETH pour payer son gaz. Les interfaces de transactions groupées, le sponsoring du gaz, les clés de session, les passkeys et les mécanismes de récupération deviennent une partie normale de l’expérience compte. Après Glamsterdam, la feuille de route cite Hegotá, avec FOCIL, un mécanisme d’inclusion qui force le choix de transactions à certains moments du consensus. Le message d’ensemble est donc pratique : Ethereum prépare plus de capacité, mais aussi des comptes et une inclusion plus adaptés aux usages courants.