Ondas assemble drones et robots au sol

À Eurosatory, Ondas met l’accent sur une architecture qui coordonne drones, robots au sol, capteurs et logiciel de commandement.

Ondas a annoncé le 16 juin le lancement de nouveaux systèmes autonomes de défense à Eurosatory 2026, avec une architecture qui relie défense aérienne, renseignement par drones, robotique terrestre, munitions téléopérées ou autonomes et logiciels de commandement. Le fait central tient moins à un robot isolé qu'à l'assemblage annoncé : l'entreprise veut présenter un « système de systèmes », c'est-à-dire une architecture où capteurs, drones, robots au sol et logiciels partagent une mission plutôt que de fonctionner comme des équipements séparés.

Le communiqué cite plusieurs briques lancées ou présentées à Eurosatory, dont Iron Wave, Dual Shield, MODUS, Scout Cyber-over-RF, Iron Arrow et LADOS. Certaines relèvent de la lutte anti-drones, d'autres du renseignement aérien ou de l'interception. La partie la plus intéressante pour la robotique est la coordination entre air et sol : Ondas parle de véhicules terrestres sans équipage, de systèmes aériens autonomes, de capteurs et d'un logiciel d'orchestration capable de détecter, décider, synchroniser et restituer une situation en temps réel. En clair, le robot n'est plus seulement une machine mobile : il devient un nœud dans une chaîne de perception et d'action.

Cette logique répond à une évolution visible dans la robotique de défense et de sécurité. Les drones ont d'abord été traités comme des plateformes séparées, souvent pilotées ou supervisées une par une. Le sujet se déplace vers des ensembles plus distribués, où un drone repère, un autre relaie, un véhicule au sol approche, et un logiciel propose ou exécute une réponse dans un cadre fixé. Ondas emploie un vocabulaire militaire, mais l'enjeu technique dépasse ce seul secteur : les mêmes problèmes apparaissent dans l'inspection industrielle, la protection d'infrastructures ou les interventions à risque, dès qu'il faut faire travailler plusieurs robots avec des humains et des règles strictes.

La prudence reste nécessaire. Le communiqué vient de l'entreprise, ne donne pas de résultats indépendants sur la fiabilité, le coût, la sécurité opérationnelle ou le niveau exact d'autonomie de chaque système, et comporte une part de déclarations prospectives. Il donne toutefois un signal utile sur la direction du marché : la valeur se déplace de la performance d'un drone ou d'un robot pris seul vers la capacité à les intégrer, les superviser et les faire coopérer. Pour la robotique, c'est une étape concrète : les machines autonomes deviennent des éléments d'infrastructure, pas seulement des démonstrateurs mobiles.