zkSync Era consolide son moteur de preuve

La version core 31.0.0 de zkSync Era cible surtout les preuves, la disponibilité des données et quelques points d’API sensibles.

zkSync Era a publié le 18 juin la version core 31.0.0 de son logiciel réseau. Ce n’est pas un changement de façade pour les utilisateurs finaux, mais une livraison d’infrastructure : le dépôt officiel de Matter Labs liste deux ajouts fonctionnels et plusieurs correctifs qui touchent au cycle de preuve, à la configuration de disponibilité des données et à des points d’API utilisés par les opérateurs et les développeurs.

Le premier signal vient d’Airbender, le système de preuve du projet. La version permet de soumettre les échecs de preuve et de borner les tentatives de preuve, autrement dit de mieux encadrer ce qui se passe quand une preuve cryptographique ne passe pas du premier coup. Dans un rollup, ces preuves servent à résumer et sécuriser l’exécution hors chaîne avant de publier un état vérifiable. Le sujet paraît aride, mais il compte : plus le pipeline de preuve est observable et limité, moins un incident discret peut se transformer en attente opaque pour les opérateurs.

La deuxième évolution autorise le réglage de l2_da_commitment_scheme avant une mise à niveau. La disponibilité des données désigne la manière dont le réseau garantit que les données nécessaires à la vérification restent accessibles. Pouvoir préparer ce paramètre avant l’upgrade donne aux équipes un levier de configuration supplémentaire, utile dans un environnement où les chaînes ZK se rapprochent progressivement de modèles plus modulaires.

Le reste de la note de version est surtout défensif. Matter Labs corrige notamment un encadrement des percentiles de récompense dans eth_feeHistory, un problème de priorité d’opérateur dans max_connections, des chemins liés au compilateur Solidity, la synchronisation mempool du state keeper et le rejet de correspondances partielles pour du bytecode EraVM sans métadonnées. Pris séparément, ces correctifs ressemblent à de la maintenance. Ensemble, ils disent où se situe le travail important des L2 en 2026 : moins dans les annonces spectaculaires que dans la réduction des angles morts pour les nœuds, les outils et les applications qui dépendent de ces réseaux.